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Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)

 

Les kystes aux ovaires, ou ovaires polykistiques, résultent d’un trouble hormonal qui touche 5 à 10% des jeunes femmes en France et 20% en Espagne.

Ce syndrome est caractérisé par une augmentation inhabituelle de la production d’androgène qui perturbe la production d’ovules qui se transforment alors en kystes. Ces kystes bénins se forment alors au niveau des ovaires ce qui peut avoir des conséquences diverses sur le système reproductif et sur le corps.

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Le syndrome des ovaires polykystiques est aussi lié à une résistance à l’insuline. Si le taux d’insuline dans l’organisme est élevé alors l’organisme libère des hormones males supplémentaires.

Quels sont les symptômes ?

Les femmes souffrant de SOPK peuvent présenter de nombreux symptômes à des degrés très divers. Ces symptômes sont :

  • des menstruations peu fréquentes ou irrégulières (oligoménorrhée);
  • une absence totale des menstruations (aménorrhée);
  • des saignements excessifs pendant les menstruations (polyménorrhée);
  • une augmentation du volume des ovaires avec formation de nombreux petits kystes ou follicules indolores qui se forment à l’intérieur de l’ovaire;
  • de petites excroissances de la peau pouvant atteindre la taille d’un raisin sec et apparaissant généralement dans la région des aisselles ou du cou (aussi appelées acrochordons);
  • un brunissement et épaississement de la peau dans la région du cou, de l’aine, des aisselles et des replis cutanés (aussi appelé acanthosis nigricans);
  • une perte de cheveux;
  • une pilosité excessive sur toutes les régions du corps, y compris le visage (hirsutisme);
  • de l’acné;
  • une prise de poids et obésité
  • de l’anxiété ou une dépression;
  • une augmentation du taux de sucre dans le sang; et
  • l’infertilité dans certains cas

On peut très facilement confirmer le syndrome d’ovaires polykistiques grâce à une simple échographie. Le médecin pourra alors voir si les ovaires sont plus importants et s’ils contiennent des kystes.

Sur les personnes en surpoids, le premier traitement proposé est souvent une perte de poids car cela a un effet direct sur la diminution du taux d’insuline, d’androgène et l’augmentation du taux de SHBG et permet parfois de rétablir un cycle menstruel et un retour de l’ovulation. Selon une étude, une perte de 5 à 10% du poids corporel a permis de rétablir la fonction ovarienne chez plus de 55% des patientes dans les 6 mois suivants.

Si l’ovulation n’est pas réapparue après une perte de poids, un traitement médicamenteux peut être proposé. Il réside dans l’emploi d’un antidiabétique (la metformine) qui peut favoriser l’ovulation ou d’inducteurs d’ovulation.

Quelle que soit la technique utilisée, un traitement adapté permet à des femmes de tomber enceinte dans la majorité des cas.

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2 réflexions au sujet de « Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) »

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