Parcours PMA

Préjugés sur le don de gamètes

Avoir recours à un don pour faire un bébé, c’est pas commun. Il y a peu de témoignages à ce sujet et je suis parti dans ce parcours avec tout un tas d’à priori. Mais ça c’était avant notre rendez-vous au CECOS. Avant la rencontre avec un médecin qui accompagne les couples depuis des années et qui a su partager avec nous son expérience. A ce moment là, mes à priori ont pris un sacré coup.

Annoncer ou ne pas annoncer la nouvelle à l’enfant.

C’est ce qui est le plus difficile dans le parcours. Doit-on dire à l’enfant qu’il est issu du don ? A quel moment doit-on lui en parler ? Je n’ai pas honte de notre parcours mais raconter notre parcours à notre enfant, je ne savais comment l’aborder.

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Erreur ! Il est préférable de dire les choses plutôt que de les cacher. Les enfants qui revendiquent le droit de connaître leur géniteur sont généralement ceux qui ont appris leur histoire brutalement une fois à l’âge adulte. Le médecin nous a expliqué qu’il fallait mieux en parler dès que l’enfant commencerait à poser des questions avec simplicité en expliquant qu’il est le résultat d’un acte d’amour au moins aussi fort que pour les autres enfants.

Un même donneur pour une fratrie

J’imaginai qu’il était préférable que nos enfants soient issu du même donneur afin qu’ils aient réellement le sentiment d’appartenir à la même fratrie, que le lien génétique soit là.

Erreur bis. Au départ, c’était bel et bien le cas. Les médecins conservaient le même donneur pour une famille. Maintenant ce n’est plus le cas. Pour ne pas que les enfants cherchent à tout prix à visualiser le donneur à travers eux, un donneur différent est attribué à chaque tentative.

L’identité du donneur

Je ne veux rien savoir sur celui qui nous donnera la chance de fonder une famille. Surement pour mieux voir les similitudes entre mon mari et nos enfants. Surement pour ne pas essayer de chercher les traits du donneur à travers eux. Et surtout pour Zhom puisse prendre pleinement sa place de père sans penser à notre bonne étoile.

Grâce au CECOS, nous ne saurons rien sur le donneur. L’anonymat est garanti notament pour laisser au futur papa la possibilité de prendre sa place de plein droit.

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L’attente interminable

Grâce à des témoignages, on a appris que le parcours du don pouvait être long. Une véritable torture quand on sait que les couples ont déjà un long parcours PMA derrière eux. J’ai arrêter la pilule en 2015, il y a plus de 2 ans déjà alors attendre encore 1 an devient très frustrant.

Erreur ter. 1 an c’est long et très court à la fois. Certains bénéficiaires ne regrettent pas cette attente qui leur a permis d’apprivoiser l’idée de cette conception particulière. 1 an c’est long et court à la fois pour tourner la page du bébé couette et s’approprier l’idée du don et de la parentalité qui va avec.

J’ai laissé au CECOS une belle valise pleine de peur et d’interrogation. Grâce au médecin, je peux envisager les choses différemment avec beaucoup plus de recul. Je sais que mes enfants ne seront pas comme les autres, que leur histoire est déjà différente de celle de la plupart de leur camarade de classe. J’aimerai qu’il en tire une force et non une honte mais cela, seul l’avenir nous le dira.

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18 réflexions au sujet de « Préjugés sur le don de gamètes »

  1. Quelle belle declaration d’amour au don de gamète. Pour avoir vécue dans ma chaire, la PMA (sans don) je sais que des le début on s’est posé la question de savoir si on était pres ou non a aller jusque la, question qui na finalement pas eu besoin de réponse. EN tout cas c’est très bien et répond a pas mal de préjugés 🙂

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  2. Je suis plutôt d’accord avec ton médecin. Je me suis pas mal renseigner au sujet du don (lecture, émission) et je pense le dire à mon futur enfant dès le début. Je compte lui raconter son histoire dès la naissance, voire la grossesse, comme ça, ça lui paraitra normal. Je vais chercher des livres pour enfants à ce sujet (et pourquoi pas lui en faire un).

    Bien qu’il y ai peu de témoignage sur le sujet des enfants issus de don, surtout des témoignages positif (bah oui quand tout va, on se contente de vivre, on ne témoigne de rien) je ne sais pas si cela suffira à notre enfant pour l’accepter. Mais on verra et on avancera au fur et à mesure. On trouvera des solutions.

    Je suis plutôt pour l’anonymat, enfin disons qu’il ne me dér

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    1. Désolée c’est parti tout seul.

      Je disais donc que l’anonymat de ma dérange pas. En tant que parent cela me rassure. Par contre si je me place du point de vue de mon futur enfant, je me dit qu’un semi anonymat pourrait être chouette. Ici on nous a dit qu’on avait pris des critères physiques qui correspondent à mon mari mais on ne sait pas exactement ce qu’ils ont noté. Ni si le sperme viendra d’une banque Belge ou Danoise (ici pas d’équivalents au CECOS Français, chacun gère sa banque de sperme et il est légal de faire appel à une banque de sperme à l’étranger, c’est casi toujours le Danemark, et la banque de sperme étrangère doit respecter les règles en vigueur ici) Je trouve que ce serai sympa pour un enfant issu de don de savoir que le donneur était un homme de tel âge, aux yeux verts et au cheveux brun et bouclé par exemple et pourquoi pas un petit mot du donneur expliquant la raison de son don.
      Dans un don, il y a toujours un acte de générosité, c’est toujours qqch de positif donc je pense que ce serait rassurant pour un enfant de savoir ça. Il est aimé par ses parents, très aimé et très désiré et le donneur est qqn de généreux. Mais bon même sans ça, doit y avoir moyen de lui faire comprendre ça. Mais j’ai cru comprendre que certains se raccrochait à savoir ce qu’il en est.

      Par contre je trouve qu’il se foutent bien de votre seule au CECOS en vous disant que de pas avoir une fratrie issue du même donneur c’est mieux pour vous, pour l’enfant. Je pense surtout que ça les arrange eux, parce que si ils réservent des pailles, ça augmente le temps d’attente pour les gens.
      Puis avoir un donneur commun à ses enfants ce n’est pas que pour des questions de ressemblance. ( je ressemble pas du tout à ma soeur par ex) Je pense que ça doit quand même être plus sympa pour un enfant de savoir qu’il a le même donneur que son frère ou sa soeur.
      Ici quand on a un plus, on peut réserver des pailles pour un futur enfant. Ceci dit, si on arrive au moment ou on a épuiser toutes ces pailles et que ça a toujours pas marché, alors je prendrai sans hésiter un autre donneur, il devra quand même remplir certains critères physiques.
      Mais je trouve pas ça cool de vous présenter ça comme ça.

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      1. Nous ne ferions pas les démarches pour le don si il n’était pas anonyme. Pour mon mari, l’anonymat est indispensable.
        Certains centres proposent de donner le même donneur pour toute une fratrie, d’autres y sont opposés. Notre centre est opposé et nous devrons peut-être changer de centre pour notre second enfant. En changeant de centre, le donneur sera forcément différent.
        Après d’un point de vue médical, je préférerai qu’ils aient le même père.

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    2. Bonjour !
      En France il existe plusieurs associations d’enfants issus d’un don. Notre centre nous a donné leurs coordonnées, je peux te les transférer si tu veux. J’ai aussi partagé une vidéo témoignage sur le don de spermatozoïdes sur ma page Facebook.
      Il y a toujours des solutions le tout c’est de savoir communiquer avec son enfant et l’aimer beaucoup.

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  3. Oui mon mari aussi ne souhaiterais pas que ce soit non anonyme même semi anonyme. On a pas le même point de vue la dessus. (mais peu importe on a pas le choix) Même si quand on en discute, il arrive presque a être d’accord avec moi. On aime bien débattre de ça, c’est un sujet intéressant.
    Je veux bien les coordonnées des associations, merci. J’irai voir sur ta page Facebook.

    Merci de ta réponse. J’aime bien pouvoir échanger des idées et des infos avec des personnes qui ont aussi recours au don. ❤

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  4. Je n’ai pas attendu les questions pour parler à mon bébé de sa conception particulière. L’avantage, c’est que ca m’entraîne à trouver les mots justes, lecton juste. Et surtout, cela évite le choc de la révélation. Bien sûr, le choc est moindre à 5 ans qu’à l’âge adulte, ou pire à l’adolescence. Mais je trouve préférable que le jour où l’enfant commence à comprendre, il ait cette sensation de l’avoir toujours su.

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